Bonjour les gens,
attention ames sensibles s abstenir, ces lettres sont vraiment difficiles,
autant a ecrire qu a lire !!!
vous voila prevenu....
Manureva,
Ma petite Manu, tu rêves, tu rêves encore malgré tout ça. A cette vie, si triste, celle-la même qui t'a tout promis mais ne t'as rien donné. A la donne de cette existence, elle t'a juste rendu la tristesse.
Cette tristesse qui t'a enlevé cette flamme qui brillait sans cesse dans tes grands yeux.
Pauvre petite Manu,
La vie ne t'a pas gâtée, la vie mais personne d'autre non plus. J'ai essayé, mais j'ai hélas assisté impuissant à ce ravage. Je ne sais exactement quand cette lueur t'a été enlevée, je sais juste que quelque chose est mort en toi. Une partie de ton être n'est plus, tu n'es plus la petite fille que j'ai connu.
Mais qui es-tu ?
Si tu savais petite Manu comme je suis triste de te savoir comme cela, de te voir. Tu ne méritais pas une telle souffrance car quoiqu'on en dise, elle crève les yeux.
Si un jour tu en sors, je serais là. Je serais toujours là pour toi. Malheureusement tu m'as remplacé. Tu n'as plus besoin de moi, mais t ais-je vraiment été utile un jour ? Je ne sais plus, elles sont là depuis si longtemps.
Pauvre Manu,
Tu es emprisonnée dans ta tête, tu vis avec des princesses. Mais la réalité est autre tu ne le sais pas ? Ces « princesses » comme tu dis, n'existent pas, elles sont juste des êtres qui n'existent pas. Elles sont cruelles et ne veulent plus ton bien.
Je t'ai souvent mis en garde contre ces choses de la vie. Le tort que j'ai eu est de t'avoir laissé partir sans rien remarquer, sans rien faire pour te retenir.
Une fille comme toi n'a pas besoin d'elles, ni de personne. Simplement de cette insouciance et de cette lueur désormais éteintes. Si tu savais Manureva comme je suis triste et désolé.
Moi aussi je rêve. Je rêve à ce temps passé, oublié et qui était comme un paradis. Tu étais encore près de moi et tu me souriais, simplement.
La vie m'avait donné le plus beau des cadeaux : Toi, et me l'a repris trop vite à mon goût. Je me souviens très peu de ce jour ou tu me les as présentées. Tu devais faire un exposé et tu les avais prises pour modèle. J'avoue m'être posé quelques questions, mais pas au point de comprendre l'inexplicable. Comment toi, ma petite Manu, avais-tu pu tomber dans leurs griffes ???
J'ai besoin de toi Manu, je t'en prie, reviens vers moi. Tu me manques. J'ai besoin de toi pour vivre. Besoin de te sentir vivante, juste terriblement besoin de toi.
Tu n'es plus là. Ton esprit s'est fermé, tu t'es enfermée et tu restes prisonnière de ces « princesses ». Cela est trop injuste ! J'ai envie de crier, de me révolter.
Pourquoi les as-tu écoutée ? Tu ne méritais pas cela et maintenant il est trop tard Manureva.
Il est trop tard pour pleurer, trop tard pour te dire combien je t'aime. Assis sur cette chaise d'hôpital, devant ce lit ou je te vois. Devant ce lit ou tu vis peut-être ton dernier rêve. Je t'en prie ma petite Manu, reviens.
Manu,
Prisonnière de ces femmes que tu nommes « princesses » et qui sont en réalité des Monstres. Prisonnière de ce lit d'hôpital ou ton rêve de leurs ressembler est devenu un cauchemar. Je ne sais pas ou tu es exactement mais je sais ce que tu fais, tu souffres. Cela se voit horriblement sur ton visage qui semble si paisible. Crois-moi, je sais ce que cela veut dire de souffrir. Depuis ce dernier soir ou je t'ai vue. Tu te forçais de donner bonne mine à ton visage si doux. Depuis ce terrible soir, je souffre énormément.
Nous dînions tranquillement toi et moi. Nous avons parlés de rien, ces petits rien de la vie dont tout le mode se fout. Et puis, d'un coup, le visage blême tu es sortie de table et tu t'es précipitée aux WC. Je n'ai jamais compris le déclenchement de cette chose, cette chose que les docteurs nomment « crises ».
Emprisonnée dans leurs griffes, noyée dans ta solitude, tes yeux ne voyaient plus rien. Ainsi que ton c½ur qui ne comprenait plus lui aussi. Tu vivais au rythme de tes repas. Je ne me suis aperçu de rien. Ces deux précieuses amies qui te donnaient ces ordres étranges, elles dominaient ta vie sans que tu t'en rendes vraiment compte. Ces deux amies qui t'on enlevées à la vie sont bien évidemment : Ana et Brigitte. Je sais que tu leurs donnait des noms. Ton journal en qui tu confiais tes peines me l'a dit. Ce journal autrefois c'était moi. Ces deux « amies » ont bien un nom. Un autre nom que ceux que tu leurs as donné. Ces noms auraient du être : « Enfer et Tristesse ». Et ils sont devenus : Anorexie et Boulimie.
Je t'aime Manu, ne l'oublie jamais. Ou que tu sois, quoi que tu ais fait je t'aimerai encore. Je t'en prie petite Manu, bats-toi ! Je t'aiderais à te battre contre ces saloperies. Mais seul je ne peux rien. Toi aussi tu dois le vouloir.
Bats-toi je t'en prie car tu sais, petite Manu, que je t'aime.
Papa